vendredi 15 août 2008

Metallica.

Il y a de cela quelques mois (c'était en mars), Patricia prétendit avoir acheté deux places pour le concert de Metallica du 14 août à Arras et ne pouvoir les utiliser en raison de vacances posées à ce moment-là, et m'offrit donc de lui racheter les deux pour le prix d'une (Patricia, quand tu veux me faire un cadeau, pas la peine de trouver une excuse bidon, d'ailleurs tu es rentrée de vacances :p). Et je saisis l'occasion, ravie car il est vrai que sinon, vu le prix des places susnommées, je n'aurais certainement pas été au concert. Et quelle grossière erreur aurait-ce été là.

Or donc, (excusez-moi, je suis en pleine tolkienomania, j'en peux plus) j'ai pris ma journée pour pouvoir aller à cet événement : pensez donc, Metallica en France, c'est rare, et c'était leur seule date de l'été dans notre charmant pays. Nous nous rendîmes donc à Arras dans notre combi numéro 2 nouvellement vêtu de noir, de bonne heure car nous voulions avoir un peu de temps devant nous. Grand bien nous en prit car nous pûmes ainsi nous garer facilement, manger tranquillement, et même, incroyable, retrouver nos amis avec une facilité déconcertante. Dès 13h, nous étions donc dans la file d'attente, avec l'ouverture des portes prévue à 16h, et le début de la première partie (Gojira) à 17h 20. L'attente fut longue et inconfortable, car comme nous l'avons appris à nos dépends, les alentours de la grand place d'Arras sont pavés. Et les pavés sont très inconfortables quand on doit rester debout dessus plusieurs heures d'affilée, et que l'on manque cruellement de place pour s'asseoir, et qu'en plus il fait chaud (mais ne nous plaignons pas du temps qui a été extrêmement clément alors que les oiseaux de mauvaise augure de Météo France prévoyaient des averses).

Les portes s'ouvrirent donc et nous entrâmes par petits groupes, piétinant au passage des dizaines de bières abandonnées là par leurs propriétaires qui ne pouvaient pas les emporter sur le site du concert. Mon cher et tendre et moi-même allâmes nous trouver un petit coin tranquille près de la régie, tandis que les néophytes qui nous accompagnaient décidèrent de se masser derrière la foule déjà compacte qui se pressait juste devant la scène. Scène gigantesque d'ailleurs, flanquée d'écrans géants qui s'avérèrent indispensables par la suite.
Or donc Gojira entra en scène, relativement à l'heure. Ces charmants jeunes hommes jouent du death metal, autant dire que c'est un peu brutal comme entrée en matière, surtout à cinq heures de l'après-midi, mais soit, la majorité du public apprécia. Ils jouèrent environ une heure, qui s'avéra un peu répétitive sauf lorsqu'ils présentèrent un morceau de leur nouvel album qui se démarque franchement du reste. A la fin nos chers petits revinrent vers nous, épuisés par le début de pogo...

Après une bonne heure de pause et au début d'une petite averse, Within Temptation fit son entrée. L'accueil du public fut plutôt mitigé, car leur style est radicalement différent de celui des autres groupes de l'affiche, mais ils nous offrirent une bonne prestation malgré des problèmes de son assez dérangeants.

Ensuite, nous attendîmes... longtemps. Plus longtemps que prévu. Mais une fois la nuit tombée, on entendit "It's a long way to the top" d'AC/DC, et les fans surent que l'attente était terminée, car cette chanson sert depuis longtemps aux Mets à annoncer leur arrivée. Le son se fit plus fort lors du solo de cornemuse, et vingt-cinq mille personnes hurlèrent. Et ils firent une entrée fracassante, et jouèrent pendant deux heures, et ce fut incroyable. Car tant il est vrai que la voix de James Hetfield ne sera plus jamais la même, il est encore capable de s'en servir. Et ils étaient heureux d'être là, et nous étions heureux qu'ils soient là, et il y avait une ambiance indescriptible, entre le public qui connaissait toutes les chansons par coeur et ces quatre musiciens qui avaient l'air vraiment étonnés de recevoir un tel accueil. Ils jouèrent leurs grands classiques, de Master of Puppets à Enter Sandman en passant par l'inévitable Nothing Else Matters, un véritable bijou d'émotion, et ils présentèrent quelques titres de leur nouvel album qui s'annonce prometteur. Ils avaient une présence sur scène incroyable, se déplaçant sans cesse d'une extrémité à l'autre et sur les deux niveaux, et nous offirent même des effets pyrotechniques impressionnants et inattendus. Les rappels furent nombreux, nous ne voulions plus qu'ils s'en aillent, et ils ne voulaient pas s'en aller non plus. Mais finalement, après quelques derniers jeux avec le public, ils distribuèrent les médiators et les baguettes, nous dirent chacun quelques mots au micro, nous applaudirent et nous laissèrent avec de la magie plein les yeux.

Le reportage de France 3 pour vous donner une idée, si vous en voulez plus, il y a déjà de nombreuses vidéos en ligne :

Je crois que je vais mettre quelques temps à m'en remettre. Merci Patricia.

Edit : voilà la setlist, bien énorme :
Creeping Death
For Whom The Bell Tolls
Ride The Lightning
The Memory Remains
Welcome Home (Sanitarium)
Cyanide
...And Justice For All
No Remorse
Fade To Black
Master Of Puppets
Whiplash
Nothing Else Matters
Sad But True
One
Enter Sandman
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Last Caress
So What
Seek And Destroy

mardi 5 août 2008

Le week-end pas maudit du tout

Je suis à nouveau allée passer le week-end chez mes parents : comme Seb et Crapule y étaient, je ne voyais pas trop l'intérêt d'aller à Lille toute seule. J'ai pris le même train que lors du week-end maudit, avec un peu d'appréhension donc, qui s'est renforcée quand on nous a annoncé qu'il partirait avec 20 minutes de retard, mais finalement le voyage s'est déroulé sans encombres, j'ai même réussi à travailler sur mon rapport de stage. Si si, je vous jure.
Donc pour cette première soirée du vendredi, la dernière de Tom chez mes parents (oui, Tom était chez mes parents en vue de la préparation du mariage et c'était très bien, je pense que ça a bien rassuré mes parents), on a fait une petite réunion, mon chéri, Tom, Stef, mon frère et moi, mais on a vite fini par se déconcentrer et raconter des blagues de cul jusqu'à 2h du matin plutôt que de travailler.
Tom est donc reparti le lendemain matin. Peu après, Roman m'appelle et me propose de venir passer la soirée et la nuit chez lui, putôt que ce soit eux qui viennent. En voilà une bonne idée, nous voilà partis pour Clermont. En train, parce que le combi n° 2 a déjà des soucis mécaniques... Et on s'est retrouvés bloqués 40 minutes au premier arrêt parce qu'un train à vapeur (oui oui) était en panne un peu plus loin sur la voie. C'est officiel, je hais la SNCF. On est finalement arrivés à Clermont avec 30 minutes de reatrd et on a passé une excellente soirée avec Roman, Marie, Virginie et Baptiste, sans oublier les chats et le chien qui ont bien assuré le spectacle.Encore jusqu'à 2h du matin.
Le dimanche, lever tard donc, on doit retrouver mes parents à 16h à la cathédrale, ce qui nous laisse le temps de faire un bon barbecue et une belle balade. On est descendus à pied de Durtol jusqu'au centre ville, il faisait très beau (un peu trop chaud peut-être) et la vue était magnifique. Ca faisait longtemps que je n'étais pas venue à Clermont, mais je me rends compte que cette ville me manque vraiment. Je commence à avoir vraiment hâte de revenir m'installer en Auvergne. On a donc retrouvé mes parents, qui nous ont invité au resto le soir. Coucher tôt, ça valait mieux vu que j'ai pris le train le lundi matin à 6h15. Donc lever à 4h45. Je me demande si ça m'était déjà arrivé, en tous cas c'était très très dur. Mais encore plus pour Seb que j'ai forcé à m'accompagner à la gare ! Il a dormi dans la voiture à l'aller, a vaguement ouvert les yeux pour me dire au revoir, et s'est recouché dès son retour...
Inutile de dire que la journée de travail a été très très dure aussi...