mercredi 30 juillet 2014

Troll day (ou comment j'ai failli ne pas aller à la Japan Expo)

Bon, presque un mois que je me dis qu'il faut que je rédige cette épopée, il est temps de le faire avant d'oublier des détails.

En juin, j'ai participé à un petit concours sur la fanpage de Lush pour gagner des places pour la Japan Expo, et à ma grande surprise, j'ai été la première à répondre ! J'ai reçu deux invitations pour une journée. Je pouvais donc soit y aller toute seule deux jours, soit y emmener quelqu'un pour une journée. Mon chéri n'était pas franchement motivé, alors j'ai proposé à ma Poulette Mary de m'accompagner, comme elle n'y était allée qu'une seule fois, il y a dix ans (!), et qu'elle me disait depuis quelque temps qu'elle avait bien envie d'y retourner. On s'est mises d'accord pour y aller le jeudi 3 juillet : plus compatible avec notre emploi du temps, et pas surpeuplé comme peut l'être le samedi.
Après étude des différentes options de transport (train, covoiturage, etc.), on a décidé de prendre ma voiture : presque neuve, fiable, consomme peu, pratique...
En plus, ça se goupillait bien : je devais rencontrer deux étudiantes en journalisme qui tournaient un documentaire sur la traduction littéraire et qui étaient intéressées par mon témoignage. Rendez-vous pris pour la veille au soir, à notre hôtel. Et comme ça, en dormant sur place, ça nous évitait de faire l'aller-retour en voiture sur la journée et de rentrer complètement épuisées.
Le plan tel qu'il était prévu :
Mercredi 12h30 : départ de Thiers.
13h30 : arrivée à Clermont, chopage de Poulet à la sortie du boulot, déjeuner tous les 3.
15h max : départ pour Paris avec la Poulette.
19h30 environ : arrivée à l'hôtel.
20h15 : interview filmée pour le documentaire.
Dodo de bonne heure pour être fraîches et disposes le lendemain pour la JE.
Jeudi : JE toute la journée, puis dîner avec les copains, et retour en Auvergne le soir.
Ça paraissait plutôt bien calé, comme programme, non ? Évidemment, tout ne s'est pas passé comme prévu...

Mercredi matin : mon chéri emmène la voiture au garage pour faire changer les plaques d'immatriculation (l'intérieur de certaines lettres était tombé depuis un moment) et faire bidouiller un truc de l'ordinateur de bord qui réclamait qu'on s'occupe de lui. Charmante attention Il me dit qu'il ne me restera qu'à faire le plein en partant.
12h15 : je suis prête, un peu en avance comme d'habitude. J'y vais, comme ça je ne me mettrai pas en retard en m'arrêtant à la station service.
12h55 : je suis en route depuis un moment, mais zut, j'ai oublié de prévenir Mary. Je m'arrête sur le côté pour lui envoyer un texto.
13h : elle me répond. Je m'arrête pour lire. Elle demande si je peux aller récupérer son Poulet au travail - ce que j'avais prévu de faire, mais j'ai pris du retard en m'arrêtant à la pompe et pour envoyer ces foutus messages. Bon. Ben je vais prendre l'autoroute pour la fin du trajet, comme ça je serai à l'heure.
13h20 : j'arrive sur le parking où il travaille, et même en avance ! Je vais lui dire que son taxi est avancé et je l'attends.
13h40 : il a fini, on se met en route.
13h41 : la voiture cale en roulant et refuse de redémarrer. On n'est même pas encore sortis du parking. Je réessaye plusieurs fois, rien. Enfin si, un petit voyant en forme de tortillon qui clignote. Après vérification dans le manuel, c'est "un problème de gestion moteur. Faites réviser votre véhicule sans tarder." Haha. a) Je peux pas démarrer. b) Je vous ai dit que la voiture est passée au garage LE MATIN MÊME ?!
13h46 : j'appelle l'Ours pour lui expliquer le souci. Puis l'assurance. Qui m'envoie une dépanneuse sous 45 minutes. Pendant ce temps, Roman prévient sa Poulette.
14h : c'est long, 45 minutes en pleine canicule et quand on a faim. (Oh, et j'ai mes règles, aussi. Joie.) On va se mettre au frais au bureau en attendant des nouvelles de la dépanneuse.
14h22 : la société de dépannage m'appelle pour confirmer l'endroit où je me trouve, parce que la dame de l'assurance n'a pas compris. Bon, elle est pas d'ici, on peut pas lui reprocher de ne pas connaître.
15h : la dépanneuse arrive. Le monsieur (très gentil, ouf !) essaye de démarrer, nettoie un truc, réessaye, rien. Il a bien une idée du problème (bulle d'air dans l'injection, qu'il dit), mais il peut rien faire sur place. Bon ben, en route pour le garage, alors... (Bon, j'ai toujours été épatée par la dextérité de certains derrière un volant, notamment le conducteur du petit train touristique de Thiers qui passe des angles d'une étroitesse improbable avec 5 wagons derrière, mais traverser la ville avec une grosse dépanneuse et ma voiture accrochée derrière [parce qu'il en avait déjà une sur le plateau], les roues avant en l'air, puis, arrivés à la concession, faire un putain de SLALOM EN MARCHE ARRIÈRE dans un parking bondé pour la déposer à l'endroit voulu, en passant à quelques centimètres de certaines bagnoles... bordel, à la fin j'avais envie d'applaudir le mec.) On explique le problème au concessionnaire, il regarde, remarque qu'il y a le plein, me demande si je me serais pas trompée de carburant par hasard (Groumpf. Non. Franchement.) et me dit qu'il aura un diagnostic d'ici 17h. (Je vous passe l'étape paperasse, garantie ou pas, coup de fil à mon concessionnaire habituel pour savoir comment ça marche, bref, relou relou.)
15h40 : bon ben, tant qu'à attendre, autant rester dans le coin et aller enfin manger un truc ! Cap sur la boulangerie la plus proche et engloutissement de pizza (sachant que je m'en étais déjà tapée une au même endroit la semaine précédente à 16h aussi, ils doivent me trouver bizarre...). On devrait déjà être parties depuis un moment, mais je reste optimiste, c'est sûrement pas grand-chose, on a quand même des chances de pouvoir partir le soir même. Bon par contre, pour l'interview c'est raté, je préviens mon contact et on s'arrange pour remettre ça au lendemain soir. Pendant ce temps, Mary nous a trouvé des possibilités de covoiturage, et Seb me dit qu'on peut peut-être avoir un véhicule de prêt, mais je préfère savoir ce qu'il en est pour ma bagnole avant de considérer les autres options.
16h20 : bordel la boulangerie n'a pas de toilettes pour les clients. "Y'en aura après les travaux, dans 3 semaines," qu'il me dit. Oh ben super alors, je vais attendre. Ah pardon, ma vessie me dit que ce n'est pas possible. Cap sur le Quick.
17h : soulagée, j'attends que la concession m'appelle. Rien. Bon, ben on y retourne alors.
17h20 : diagnostic : c'est le fusible qui gère l'arrivée du carburant qui a grillé. C'est le genre de truc qui peut arriver, mais qui est quand même bizarre, alors ils voudraient me la garder une journée de plus pour faire des tests. Ça me coûtera rien de plus, et j'avoue que je préfère éviter de partir pour 4h de route avec une bagnole qui risque de caler sans prévenir. Soit.
17h25 : j'appelle mon assurance pour savoir si je peux avoir un véhicule de prêt : oui, et pendant 3 jours ! Magnifique. J'ai l'impression de découvrir la vie d'adulte. C'est chiant mais ça a ses avantages.
17h36 : l'assureur me rappelle, il m'a trouvé un véhicule de location. Mais l'agence est à l'autre bout de la ville, ferme à 18h30, et on est à pied. Heureusement, Roman connaît bien le réseau de bus, mais va quand même falloir se bouger le train sévère. Je chope mes affaires dans la voiture, préviens le concessionnaire que je ne reviendrai chercher la voiture que le surlendemain matin, donc qu'il teste tout ce qu'il veut, et on file à travers la zone industrielle direction l'arrêt de bus.
17h50 : ouf, on a eu le bus pile poil, et il devrait nous amener à l'endroit voulu juste à l'heure dite.
18h : bon, au cas où, j'appelle l'agence de location pour supplier qu'on m'attende. (Vous savez que j'ai horreur du téléphone ? Vous avez idée du nombre de coups de fil que j'ai déjà passés, là ?)
18h28 : on arrive à l'agence, en nage mais à l'heure. On me demande ma carte de crédit pour prendre une empreinte pour la caution. Pas de prob... oh putain. J'ai laissé ma carte dans le pare-soleil de la voiture, prête pour les péages. J'ai envie de me mettre des baffes. Et que cette journée à la con se finisse, surtout. Je me cogne le front sur le bureau. Bon, j'ai d'autres cartes, d'autres comptes dont je ne me sers jamais parce que... j'ai perdu le code (oui, c'est débile, et non, j'ai toujours pas prévenu ma banque). On essaie. Plafond trop bas. Roman propose la sienne, mais faudrait changer le nom sur la paperasse... et là, illumination : celle de Seb marchera ! Le loueur confirme, mais il faut qu'il la voie. J'appelle mon chéri pour qu'il nous donne ses numéros pour qu'on voie si ça marche, déjà. Oui ! Du coup, je l'envoie scanner sa carte et l'envoyer par mail à l'agence... le temps qu'il monte à l'appart, qu'il allume le PC et qu'il le fasse... c'est long, très long, mais finalement ça y est, c'est bon, on peut avoir la voiture ! On termine les formalités d'usage et en route !
19h20 : on arrive enfin chez les Poulets ! on a juste 6 heures de retard sur ce qui était prévu au départ, quoi... on se pose un peu pour se remettre de nos émotions et raconter tout ça à Mary.
19h30 : j'appelle l'hôtel pour prévenir qu'on arrivera tard et vérifier que ça ne posera pas de problème (coup de fil n°... bref.).
20h : en route ! enfin ! La route se passe bien, finalement c'est pas plus mal d'être parties aussi tard : y'a pas trop de monde, c'est tranquille. Bon par contre, qui dit véhicule de location dit que je suis la seule à avoir le droit de le conduire, donc pas de relais possible. Mais avec des pauses régulières (et la découverte des Starbucks de supermarché à la station-service ), tout se passe bien. Jusqu'à...
23h50 : on arrive sur Paris. Normalement, là, on devrait suivre  [A1] LILLE , prendre des jolis tunnels et des raccourcis, et arriver facilement et presque rapidement à destination. Haha. Nope. Y'a des travaux. À chaque fois que je vois ce maudit panneau, je peux pas y aller. On se retrouve baladées de déviation en déviation, sans avoir la moindre idée d'où on va (le GPS de mon téléphone décidant d'être incompétent justement à ce moment-là) jusqu'à sortir de l'autoroute, traverser une ville de banlieue quelconque et se retrouver enfin sur le périph. (Là, j'aurais jamais cru dire ça de ma vie, mais je vous promets que j'étais heureuse d'être sur le périph. Si.)
1h15 : on arrive enfin à l'hôtel. Et c'est là que je suis bien contente de ne pas avoir pris le même que lors de ma dernière JE, parce que dans cet état de fatigue et de nervosité, je suis ravie de me retrouver dans une jolie chambre, avec des machins à grignoter et une douche digne de ce nom (et pas un cube en plastoc qui fait aussi chiottes et lavabo). DODO.

(Je voulais raconter la JE dans la foulée, mais... c'est déjà assez long, non ? Ce sera pour la prochaine fois !)

mardi 22 juillet 2014

Des trucs en vrac (avec des chats)

Bon, ça recommence à prendre la poussière ici, c'est pas bien... Mais avec l'été, j'ai à la fois plus de boulot et plus de loisirs (on se faisait la réflexion l'autre jour avec mon ours : en Auvergne, l'hiver, tout le monde hiberne, mais l'été, tu te retrouves à sortir tous les jours ou presque...), du coup, le blog passe un peu à la trappe. Sans compter que le défi d'écriture a connu quelques difficultés - qu'on espère bien régler, mais du coup, c'est en stand-by jusqu'à la rentrée.

Pour me faire pardonner mon absence, je viens en paix avec des photos de chatons mignons :



(Clic pour voir en plus grand)
Photos prises samedi chez mon pôpa, dont la minette a donc eu une portée récemment... Voici donc Shadow, le petit gris qui squatte le pot du ficus et adore écraser ses frangines, Lucette (aka Lulu), une adorable boule de poils à l'âme d'aventurière, et Maya, pauvre petite trouillarde rayée traumatisée par des accidents malencontreux... Si vous voulez les voir en action, il y a une vidéo sur la page FB du blog :)

Sinon, pour rester dans les chats : je me suis offert un petit maneki-neko à la Japan Expo (il faut toujours que je vous raconte comment j'ai failli ne pas y aller, d'ailleurs), avec une grosse impression de déjà vu...


J'ai mis plusieurs jours à comprendre d'où me venait cette impression tenace, et puis ça a fait tilt !


C'est exactement le même qui figurait sur le visuel que j'avais proposé il y a quelques mois à Mahom qui cherchait la couv du nouvel album... (Quoi, vous connaissez pas Mahom ? C'est du bon dub et des bons copains ! hop on clique !) (Finalement ils ont choisi un autre visuel, mais je l'aime bien, alors autant qu'il ne se perde pas dans les limbes d'internet, hein...)

Quelque chose qui n'a rien à voir (mais bon, j'ai dit que c'était du vrac :p ) : je découvre ce matin grâce à copine Marie qu'André Markowicz a un profil FB où il écrit de fort belles choses. Je me suis abonnée direct (pas osé le demander en ami, quand même...). Pour celles et ceux qui l'ignoreraient, Markowicz c'est un peu mon idole de la traduction. J'ai eu une fois la chance de l'écouter parler au cours d'un colloque, et il est complètement fascinant. Il traduit du russe (Dostoïevski et Tchekhov, surtout) et de l'anglais (il se retape Shakespeare), parfois à quatre mains avec sa femme. Vers le français... et le breton, un peu. Très grand monsieur. Je suis sûre qu'il aime les chats. (Quoi, j'essaie de me raccrocher au thème principal du post, c'est tout !)